Les Cévennes, c’est le nom donné à une chaîne de montagne, faisant partie intégrante du Massif Central couvrant un immense territoire (2700 km2) préservé et sauvage. Elle concerne les départements de l’Ardèche, de la Lozère, du Gard.


Les Cévennes occupent le sud-est du Massif central, à cheval sur trois départements : la Lozère, le Gard et l’Ardèche, avec quelques prolongements vers l’Hérault. Le massif forme une longue barrière orientée du nord-est au sud-ouest, qui sépare les eaux qui descendent vers l’Atlantique de celles qui rejoignent la Méditerranée. Cette ligne de partage explique une bonne part du caractère du pays : d’un côté des versants frais et boisés, de l’autre des pentes sèches et lumineuses.
C’est un territoire de moyenne montagne, entre 200 et 1 699 mètres d’altitude, où l’on passe du châtaignier méditerranéen aux landes d’altitude en une heure de route. Les grandes villes d’accès sont Alès et Nîmes au sud, Mende au nord, Aubenas à l’est. Comptez environ 1 h 15 depuis Nîmes, 2 h depuis Montpellier et 3 h depuis Lyon pour rejoindre le cœur du massif.
Le Camping Lac de Villefort se trouve précisément sur cette ligne de partage, au bord du lac, entre le mont Lozère et les gorges du Chassezac. La gare de Villefort, sur la ligne du Cévenol, est desservie depuis Nîmes et Clermont-Ferrand : c’est l’un des rares points des Cévennes accessibles en train.

Les Cévennes se partagent en quatre territoires distincts : les vallées cévenoles, le massif de l’Aigoual, le mont Lozère et le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte. Paysages de moyenne montagne, c’est la destination rêvée pour les amoureux de la nature sauvage.
On y trouve une diversité de milieux naturels propres à enchanter le visiteur : les milieux rocheux ou buissonnants, les milieux tourbeux ou herbacés, les milieux aquatiques ou encore les magnifiques forêts. Il y en a pour tous les goûts, toutes les activités. Les couleurs somptueuses se déclinent en une myriade de nuances.
C’est au regard de cette immense richesse qu’il fallait protéger que fut créé, en 1970, le Parc national des Cévennes. Son rôle est de protéger la faune, la flore et les milieux naturels, mais aussi de maintenir le bâti de l’architecture rurale et pastorale traditionnelle, et la mémoire du passé minier de la région.
Il présente une particularité unique en France : c’est le seul parc national métropolitain dont la zone cœur est habitée en permanence. Environ 600 habitants y vivent et y travaillent toute l’année. Ce n’est pas un sanctuaire vidé de ses hommes, mais un paysage façonné par eux depuis des millénaires, et c’est précisément ce qui lui a valu sa reconnaissance internationale.
Les Cévenols ont su profiter des matériaux que leur offrait leur territoire pour construire leurs maisons : le calcaire, le schiste ou le granit. Ils ont élevé avec courage et détermination des habitations qui devaient être solides, prêtes à rester debout face aux contraintes du climat, et fonctionnelles pour abriter tout ce qui pouvait servir à l’exploitation de leurs terres. Aujourd’hui, elles font partie du paysage et de la mémoire des hommes de cette région austère.
Les Cévennes forment une mosaïque très contrastée de multiples paysages, évoluant au fil du temps selon des éléments géologiques, physiques et culturels variés. Leurs paysages et leurs milieux naturels sont d’une incomparable richesse.

Principalement composées de schistes, elles se déclinent en trois vallées : la vallée Borgne, la vallée Française et la vallée Longue. Le paysage offre au regard des sommets dénudés auxquels succèdent des vallées encaissées, aménagées par la main de l’homme qui a bâti au fil du temps des terrasses et des murets de pierre. Ces terrasses, appelées bancels ou faïsses, sont l’une des signatures du paysage cévenol : elles ont permis de cultiver des pentes qui, sans elles, n’auraient rien produit.
C’est là que règnent les forêts de chênes verts et de châtaigniers, dont l’exploitation apporte aux Cévenols un débouché économique. Les troupeaux de chèvres, reines de ce royaume austère, offrent également leur lait que les paysans transforment en fromages réputés comme le pélardon, protégé par une appellation d’origine.

Anciennement territoire désolé des Cévennes, il est aujourd’hui en grande partie recouvert de forêt dense grâce à un vaste programme de reboisement mené au XIXe siècle. Ses paysages sont très contrastés, ponctués de roches granitiques érodées par les vents atlantiques d’un côté, et de pentes vertigineuses sur le versant méditerranéen. Ces terres sauvages et inhospitalières subissent des vents violents, de fréquentes chutes de pluie ou de neige et des brouillards intenses. Pourtant, les brebis s’y sont acclimatées, et la transhumance emprunte le chemin des sommets depuis toujours.
Dans ces montagnes est cultivé le fameux oignon doux des Cévennes, grâce aux cultures en terrasse. Lors d’une randonnée, vous pourrez apercevoir des mouflons, des pics noirs ou encore une chouette de Tengmalm, animaux emblématiques de ce territoire. Enfin, l’ascension du mont Aigoual vous permettra de voir de près l’observatoire météorologique qui domine les montagnes du haut de ses 1 567 mètres. Construit à la fin du XIXe siècle, c’est le dernier observatoire de montagne habité en France.

Le mont Lozère offre des étendues herbeuses et des landes de genêts parsemées de forêts, ponctuées de rochers granitiques qui semblent être tombés là comme des météorites. Le Tarn et le Lot y prennent leur source, dévalant les pentes pour rejoindre l’Atlantique. Partout la terre est arrosée d’eau, torrents et cascades se succèdent. Mais là aussi le climat est rude : les étés restent frais et les hivers rigoureux.
Son point culminant, le sommet de Finiels, à 1 699 mètres, est le toit des Cévennes. Là encore les brebis sont présentes, rejointes par des troupeaux de bovins, notamment les vaches de l’Aubrac. Dans les forêts, sangliers, cerfs et chevreuils cohabitent, tandis que le ciel se fend parfois d’un vol de grand tétras, réintroduit depuis quelques années. En hiver, la station du mont Lozère ouvre ses pistes de ski de fond et de raquette.

Haut plateau calcaire creusé depuis des millénaires au hasard des écoulements, le causse Méjean offre un paysage mystérieux, planté de sculptures originales fabriquées par la nature. Ces grandes étendues buissonnantes et déboisées sont marquées par le manque d’eau. Les maisons caussenardes sont conçues avec un toit capable de recueillir dans des citernes l’eau de pluie. Et dans les prés, les lavognes, mares aménagées dans des dépressions naturelles, permettent aux moutons de s’abreuver.
À l’extrémité de ce plateau austère, l’eau reprend ses droits et les rivières du Tarn et de la Jonte s’écoulent au plus profond des gorges portant leur nom. Les falaises abritent notamment des vautours fauves, réintroduits à partir des années 1980 après avoir disparu de la région. Dans les méandres, venez visiter les villages nichés au creux des gorges, c’est un spectacle admirable.

Depuis 2011, les Causses et les Cévennes sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de « paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen ». La formule est technique, mais elle dit quelque chose de simple : ce qui est protégé ici, ce n’est pas une nature vierge, c’est le résultat de trois mille ans d’élevage.
Ce sont les troupeaux qui ont ouvert les landes, les bergers qui ont bâti les murets, les transhumances qui ont tracé les chemins. Ces chemins de transhumance, les drailles, larges pistes herbeuses qui montent vers les estives, sillonnent encore tout le massif. Certaines sont empruntées chaque printemps par des troupeaux qui montent à pied vers les pâturages d’altitude, comme ils le font depuis des siècles.
Le territoire cumule d’ailleurs les reconnaissances : Parc national depuis 1970, Réserve de biosphère de l’UNESCO depuis 1985, et Réserve internationale de ciel étoilé depuis 2018. Cette dernière distinction, obtenue grâce à la faible pollution lumineuse du massif, en fait l’un des plus vastes territoires d’Europe où l’on peut encore voir la Voie lactée à l’œil nu. Une raison de plus de lever les yeux le soir, depuis le bord du lac.

On ne comprend pas les Cévennes sans leur histoire. Ce massif difficile d’accès a servi de refuge, et cela a façonné son caractère autant que la géologie.
Les Cévennes sont une terre de protestantisme depuis le XVIe siècle. Après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, le culte réformé y est interdit. Les fidèles continuent pourtant de se réunir clandestinement, dans des combes écartées, lors d’assemblées que l’on appelait « le Désert ».
La tension éclate en 1702 au Pont-de-Montvert, au pied du mont Lozère : c’est le point de départ de la guerre des Camisards, une révolte de paysans protestants qui tint tête pendant deux ans aux troupes royales, en utilisant le relief comme une arme. Le musée du Désert, à Mialet, raconte aujourd’hui cette histoire dans la maison même d’un chef camisard.
Deux arbres ont nourri les Cévennes. Le châtaignier, d’abord, que l’on surnommait ici « l’arbre à pain » : pendant des siècles, la châtaigne a constitué la base de l’alimentation, séchée dans les clèdes, ces petites bâtisses de pierre où l’on entretenait un feu doux pendant des semaines. On en croise encore beaucoup au détour des chemins.
Le mûrier ensuite, « l’arbre d’or », qui nourrissait les vers à soie. Du XVIIIe au XIXe siècle, les Cévennes ont vécu de la sériciculture : on élevait les vers dans les magnaneries, vastes bâtiments aux fenêtres nombreuses que l’on reconnaît encore dans les villages. L’effondrement de cette activité, à la fin du XIXe siècle, provoqua un exode rural dont le massif porte encore la marque.

La position de charnière entre influences méditerranéenne, atlantique et montagnarde donne aux Cévennes une richesse biologique rare. On y recense plus de 2 400 espèces végétales, soit près de la moitié de la flore française, sur un territoire qui ne représente qu’une fraction du pays.
Côté faune, plusieurs espèces emblématiques ont été réintroduites avec succès et se laissent observer sans difficulté :
Autour du lac de Villefort, la forêt de pins, de chênes et de châtaigniers abrite écureuils, rapaces et une multitude d’oiseaux d’eau. Le simple tour du lac, à pied, suffit souvent pour en croiser.

Deux itinéraires de grande randonnée traversent les Cévennes et se croisent à quelques kilomètres du lac de Villefort. Ils ne racontent pas la même histoire.
En 1878, un jeune écrivain écossais nommé Robert Louis Stevenson, qui n’avait pas encore écrit L’Île au trésor, traversa les Cévennes à pied en compagnie d’une ânesse appelée Modestine. Il en tira un récit, Voyage avec un âne dans les Cévennes, considéré comme l’un des textes fondateurs du voyage à pied moderne.
Son itinéraire est aujourd’hui balisé sous le nom de GR70 : environ 270 kilomètres entre Le Puy-en-Velay et Alès, franchissant le mont Lozère avant de plonger dans les vallées cévenoles. Il se parcourt en une douzaine d’étapes et reste l’un des grands itinéraires de randonnée français, praticable de mai à octobre. Certains le font encore accompagnés d’un âne.
Le GR700 suit la voie Régordane, l’une des plus anciennes routes de France. Bien avant d’être un sentier de randonnée, c’était l’axe qui reliait le Massif central à la Méditerranée : une route de commerce, de sel et de transhumance, puis un chemin de pèlerinage vers Saint-Gilles-du-Gard. On y a marché pendant des siècles, et les villages qui la jalonnent, avec leurs maisons à échoppes et leurs relais, en gardent la trace.
Elle descend du Puy-en-Velay vers Saint-Gilles-du-Gard en passant par La Garde-Guérin, dont les seigneurs escortaient jadis les voyageurs sur ce trajet, puis par Villefort et Génolhac.
Le GR700 passe à l’entrée du Camping Lac de Villefort. On peut donc partir marcher sur une voie millénaire en sortant de son emplacement, sans prendre la voiture. Peu de campings peuvent en dire autant.
Le GR7, qui suit la ligne de partage des eaux, et le GR68, qui fait le tour du mont Lozère, complètent le réseau. Retrouvez notre sélection d’itinéraires dans notre guide des randonnées dans les Cévennes.

Les Cévennes se visitent autant par leurs villages que par leurs paysages. Beaucoup sont bâtis en schiste ou en granit, accrochés à la pente, et se parcourent à pied en une heure. Voici ceux que nous conseillons autour du lac, tous à moins d’une heure du camping.
À voir également : le château de Castanet, posé au bord du lac, le Vallon du Villaret pour une journée en famille, le bois de Païolive et ses labyrinthes de calcaire, ou la forêt pétrifiée de Champclauson.
Pour l’ensemble des visites, des activités et des sites du secteur, consultez notre page que faire dans les Cévennes.

Le climat cévenol est un climat de contrastes, et la saison change beaucoup l’expérience.
Le Camping Lac de Villefort est ouvert du 1er avril au 31 octobre, et les chalets sont accessibles du 2 février au 11 novembre ainsi que pendant les vacances de Noël, ce qui permet de découvrir le massif hors saison.
Pour découvrir tous les trésors des Cévennes, réservez votre chalet, mobil-home, hébergement insolite, emplacement ou prêt-à-camper au Camping Lac de Villefort.
Crédit image : Ancalagon, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Dernière mise à jour : août 2026
Les Cévennes s’étendent sur 2 700 km² entre l’Ardèche, la Lozère et le Gard, dans le sud du Massif Central. Le territoire comprend 4 zones : les vallées cévenoles, le mont Aigoual (1 567 m), le Mont Lozère (1 699 m) et le causse Méjean.
Oui, les Causses et les Cévennes sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011 en tant que paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen. Le Parc National des Cévennes est aussi Réserve de Biosphère.
Randonnée (GR70, GR700), canoë, escalade, VTT, baignade en lac et rivière, ski de fond en hiver, spéléologie, observation de la faune (vautours, cerfs, mouflons). Le Camping Lac de Villefort est idéalement situé pour explorer tous ces territoires.
Le GR70, ou chemin de Stevenson, retrace le voyage de l’écrivain Robert Louis Stevenson en 1878 avec son ânesse Modestine. Cet itinéraire de 272 km traverse les Cévennes du Puy-en-Velay à Alès. Le passage par le Mont Lozère est le tronçon le plus spectaculaire.
Chaque saison a ses atouts : printemps (floraisons, cascades), été (baignade, festivals), automne (champignons, couleurs), hiver (ski de fond, calme). Le camping est ouvert d’avril à octobre, période idéale pour profiter de toutes les activités.
C’est une révolte de paysans protestants cévenols, déclenchée en 1702 au Pont-de-Montvert après l’interdiction du culte réformé. Elle tint tête deux ans aux troupes royales en s’appuyant sur le relief. Le musée du Désert, à Mialet, lui est consacré.
Oui. C’est le seul parc national de France métropolitaine dont la zone cœur est habitée en permanence, avec environ 600 habitants. Créé en 1970, il est aussi Réserve de biosphère de l’UNESCO depuis 1985 et Réserve internationale de ciel étoilé depuis 2018.
Par la route depuis Alès, Nîmes, Mende ou Aubenas : comptez environ 1 h 15 depuis Nîmes, 2 h depuis Montpellier et 3 h depuis Lyon. En train, la ligne du Cévenol dessert la gare de Villefort depuis Nîmes et Clermont-Ferrand.
Dans les gorges de la Jonte, où les vautours fauves ont été réintroduits à partir des années 1980, rejoints depuis par les vautours moines et percnoptères. Des belvédères aménagés permettent de les observer en vol à hauteur de regard.
C’est l’une des plus anciennes routes de France, qui reliait le Massif central à la Méditerranée : route du sel et du commerce, puis chemin de pèlerinage vers Saint-Gilles-du-Gard. Elle est aujourd’hui balisée en GR700 et passe à l’entrée du Camping Lac de Villefort.